La pêche en pays bigouden          Histoire

Au XVIIIe siècle

Au XIXe siècle

Au XXe siècle

 

 

 

 

 

Collège Laennec, classe de 3ème 4




La pêche bigoudène au XIXe siècle : la ruée vers la mer

La pêche bigoudène au XIXe siècle est en grande expansion. La population a considérablement augmenté et le nombre d'armements à la pêche est passé de 120 en 1853 à 523 en 1893. De plus en 1884, l'arrivée du chemin de fer à Pont l' Abbé a favorisé le développement.

L'évolution dans les ports bigoudens au XIXe siècle

Au début du siècle, les seuls ports de pêche du pays bigouden sont Pont-l' Abbé, Kérity et l'Ile Tudy. Kérity et l'Ile Tudy sont de petits ports sans quais ni cales dignes de ce nom. Pont-l'Abbé joue un rôle important pour le commerce local, il exporte annuellement plus de 6000 tonneaux de marchandises.

Les différents ports du pays bigouden

En 1857, l'Ile Tudy compte 18 chaloupes. Les femmes font la cueillette des palourdes, moules et huîtres mais aussi des homards, des langoustes, à bord de petits canots. Le port de Loctudy se développe grâce à l'introduction de la pomme de terre en Bretagne. Il en résulte un trafic de mer important.
Le tonnage des bateaux marchands augmente, il leur devient impossible de remonter jusqu'à Pont-l'Abbé. Peu à peu, donc,  Loctudy supplante Pont-l'Abbé. 
Le port de Lesconil possède deux ou trois bateaux en 1850. Sa population est surtout agricole. En 1806, un sémaphore y est construit. 
En 1850, Le Guilvinec compte environ dix chaloupes. Kérity devient un port important. Dès 1847, les habitants demandent la construction d'un môle débarcadère pour que les navires puissent débarquer les pommes de terre et la soude, d'autant plus que Loctudy, port concurrent, vient d'avoir le sien.
Au début du XIXe siècle, St-Guénolé et St-Pierre semblent désertés mais à la fin du siècle, il est fortement question de faire venir le chemin de fer jusqu'à St-Guénolé.

La conserverie, une révolution


Nicolas Appert découvre les propriétés de la conserverie par stérilisation en 1796. Cette découverte va permettre l'industrialisation de la conserverie de poissons et donc l'essor des ports de pêche. 
Vers 1850, tous les ports bigoudens connaissent l'expansion. Le Guilvinec se développe à partir de 1845. Tous les agriculteurs deviennent pêcheurs et vendeurs de poissons.
En 1857, ils font une demande de construction de viviers.

Ouvrières d'une sardinerie

 A partir de 1830, l'industrie française des conserves de sardines connaît un demi-siècle d'activité brillante malgré les années où, après un hiver rigoureux, les sardines s'éloignent des côtes. La préparation des sardines à l'huile était un monopole français, le monde entier s'approvisionnait sur les côtes Bretonnes.

Les principales techniques de pêche du  XIXe siècle

La dérive

C'est une des pêches les plus anciennes. Elle consistait à amarrer, bout à bout, un grand nombre de filets flottants. Ce barrage pouvait mesurer jusqu'à quatre kilomètres de long : laissé à la dérive, en pleine mer, la nuit, il permettait de pêcher des maquereaux, de grosses sardines de surface, des harengs et des sprats. La saison de pêche du maquereau ou des sardines est de février à juin. La dérive n'est plus pratiquée depuis 1948-1950.

Chaloupes

La pêche de la sardine à la rogue

Elle consistait à faire "lever" (monter à la surface) la sardine. 
Chaque bateau était équipé de 12 à 15 filets de mailles différentes selon la taille des sardines. On prenait un filet que l'on laissait traîner derrière le bateau, deux hommes appelés "nageurs" nageaient de façon à le tenir debout au vent, si possible dans le plan de la quille. Les pêcheurs dispersaient des appâts des deux côtés du filet : la sardine attirée par la nourriture essayait de passer à travers le filet et engageait la tête dans les mailles, si elle voulait reculer, le filet la retenait par les ouies, si elle voulait avancer, elle ne pouvait pas, son corps étant trop gros pour la taille des mailles du filet. Dès que suffisamment de sardines étaient prises, on remontait le filet. Cette pêche était pratiquée de juin à septembre.

La pêche au merlu

Cette pêche était pratiquée principalement au Guilvinec à la fin du XIXe siècle. Les pêcheurs partaient tous les soirs sur des chaloupes, avec 3 filets par marin, l'équipage allant de 9 à14 marins. Ils déposaient ces filets sur le fond, au coucher du soleil, puis les récupéraient vers minuit.

L'épopée des langoustiers

A partir du XIXe siècle, la capture des homards, des langoustes, est très importante, en particulier grâce à la construction de grands viviers terrestres en maçonnerie. Ces lieux de stockage sont pour les mareyeurs des outils de régulation commerciale.

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