Eckmühl appartient
à la troisième génération des phares penmarchais.
Au XVème siècle sur la pointe de Saint Pierre, alors
que Penmarc'h est un riche port d'armement, une tour de guet
permet de signaler aux vaisseaux marchands la présence de navire
corsaires embusqués. Cette tour servira de poste de surveillance
puis de sémaphore à partir de1806 et sera le premier phare de Penmarc'h
quand, en1831,on y installe un feu provisoire.
La même année, les autorités décident la construction du phare
qui sera inauguré en 1835. La tour reprend alors du service comme
sémaphore jusqu'en 1862, date de construction de premier
sémaphore.
En 1890, les "Phares et
balises" établissent un nouveau plan de phare ayant un plan focal
à 60 mètres au dessus des plus hautes mers. L'étude et les plans de
ce projet sont terminés et approuvés en 1892, lorsque le projet est
soudainement annulé : un décret venait d'être publié, signé du
Président de la République, respectant le testament de Louise Davout,
Marquise de Blocqueville et fille du Prince d'Eckmühl qui affectait une
somme 300 000 francs à l'érection d'un phare devant porter le nom de
"phare d' Eckmühl" :
"
Les larmes versées par la fatalité des guerres, que je redoute et
déteste plus que jamais seront rachetées par les vies sauvées de la
tempête."
C'est ainsi qu'on édifie à
Saint-Pierre, une tour octogonale en granite de Kersanton qui prend le
nom de ce petit village de Bavière où les troupes de Napoléon ont
remporté une victoire en 1809. Le coût des travaux, qui débutèrent
en septembre 1893, dépassa largement la somme léguée par la marquise,
puisqu'il fut de 550 000 francs.
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