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     Aujourd'hui, ma petite fille est venue me voir. Elle m'a demandé comment s'était passée ma vie pendant la deuxième guerre mondiale. Et là, beaucoup de souvenirs se sont bousculés dans ma tête.

     Je me rappelle d'un matin, il faisait froid . Je devais me lever tôt, malgré la fatigue, pour aller nourrir les animaux de la ferme. Quand j'avais fini cela, je rentrais me réchauffer auprès du feu. Au bas de la porte, mon père m'attendait, le visage sombre.

     Quand je fus devant lui, il me tendit une lettre, et me dit tristement : " Va vite te cacher, sinon un long voyage t'attendra. ". J'avais peur. C'était encore une lettre de ces maudits Allemands, pour me forcer à aller travailler là-bas, dans leur pays. Je dis au revoir à mes parents et à mes frères. Je partis seul vers l'école primaire du village où je pouvais trouver un abri pendant quelques jours. Là-bas, je m'installai dans les sous-sols avec moins de frayeur qu'auparavant.

     Le directeur de l'école venait me voir tous les soirs pour m'apporter de quoi me nourrir et me réchauffer avec de bonnes paroles . Mais un matin, il m'annonça une mauvaise nouvelle : des Allemands devaient venir le lendemain pour vérifier si je ne me trouvais pas ici. J'étais terrorisé. Où pouvais-je bien aller maintenant ? Quand le directeur partit, je décidai de prendre le reste de nourriture avec moi et d'aller me réfugier dans les champs à hautes herbes . La nuit venue, j'étais frigorifié. Je n'avais plus grand chose à manger.

     Une semaine était passée, je pouvais rentrer à la maison car le convoi pour le travail obligatoire était parti. Je me sentis soulagé. A la maison, ma mère me serra dans ses bras avec joie et je retrouvai mes frères, heureux.

     Maintenant quand j'y pense, j'ai eu de la chance de ne pas quitter mes parents car un de mes frères, lui, n'a pu y échapper.

JULIE

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